Sylvie Guillemin-Lanne
N A T U R O P A T H E

Que savoir sur notre système immunitaire ?

Notre corps est équipé d’un système de défense fascinant, notre système immunitaire, qui œuvre à chaque instant pour nous défendre contre les agressions extérieures et les maladies.

Les cellules de l’immunité ont pour fonction de distinguer les éléments appartenant à notre organisme, des corps étrangers, qui sont immédiatement détruits. Notre immunité s'est adaptée au cours de notre vie, elle évolue au fur et à mesure qu'elle rencontre de nouveaux agents pathogènes.

Le microbe n’est rien, le terrain est tout !

Rendons à César ce qui lui appartient ! C’est au Dr Antoine Béchamp, contemporain de Pasteur, que revient la célèbre citation : « le microbe n'est rien, le terrain est tout » reprise par Pasteur lui-même sur son lit de mort !

Notre santé va dépendre étroitement du bon fonctionnement de notre système immunitaire. Ce dernier est lui-même intimement lié à l’état de notre terrain physiologique, c’est-à-dire le statut de nos carences, nos surcharges, nos déchets, nos toxines, notre acidité….

Tout le monde possède la capacité de renforcer son immunité, de manière naturelle, en quelques semaines, c’est notre tâche en tant qu’acteur de notre santé.

Qu’est-ce qu’un système immunitaire performant ?

Un système immunitaire performant consiste à fournir une réponse adaptée à la menace.

  • S’il est trop tolérant, il laissera la porte ouverte aux agents indésirables pour entrer dans notre organisme,
  • A l’inverse, s’il est trop défensif, il aura une réaction disproportionnée qui conduira à des dommages collatéraux,

Prenons un exemple certes imagé mais explicite : Voici un moustique que je souhaite éliminer

  1. Je prends une fléchette et je l’atteins ! C’est une réaction inflammatoire immunitaire adaptée
  2. Je prends un chalumeau, je le tue, mais j’ai lésé tout ce qu’il y avait autour ! C’est une réaction inflammatoire immunitaire disproportionnée à la menace.

L’immunité commence dans les intestins

Les intestins constituent la plus grande barrière de notre organisme aux agents pathogènes. C’est le lieu de haute vigilance.

  • La surface des intestins mis à plat représente un terrain de tennis !
  • 70 % des cellules immunitaires sont localisées au niveau de la muqueuse intestinale afin d’identifier au plus vite les éléments pathogènes présents et d’induire la réaction immunitaire appropriée. C’est ce qu’on appelle l’effet barrière.

Cette barrière intestinale doit être :

  1. Suffisamment perméable pour laisser passer les macronutriments glucides, lipides, protides et les micronutriments : oligo-éléments, vitamines, minéraux en provenance de notre assiette qui vont nourrir nos cellules.
  2. Suffisamment étanche pour faire barrage et retenir les toxines, les agents pathogènes et les aliments non digérés, le tout représentant une menace pour notre organisme.

Il est donc important de garder notre barrière intestinale la plus saine possible, afin d’éviter une porosité intestinale et l’entrée de pathogènes (micro-organismes, molécules alimentaires, xénobiotiques) délétères pour notre santé dans notre organisme.

Tous les jours nous renouvelons 50 milliards de cellules intestinales

Soutenir cette régénération fait partie intégrante d’une stratégie immunitaire forte en apportant aux cellules leur carburant : L-Glutamine pour les entérocytes (cellules de l’intestin grêle) et L-butyrate pour les colonocytes (cellules du colon).

  • Le L-Butyrate est métabolisé par le microbiote à partir des prébiotiques : fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses
  • La L-Glutamine doit être apportée en complémentation.

L’efficacité de notre immunité dépend étroitement de la qualité de notre microbiote

Également appelé “flore intestinale”, le microbiote est la plus grande surface d’échange de notre corps avec l’extérieur, devant la peau.

  • Le microbiote, c’est l’ensemble des micro-organismes qui résident dans notre intestin, il se compose de bactéries, de levures, de champignons.
  • Notre microbiote pèse environ 2 kg. On compte 200 à 1 000 espèces bactériennes différentes, représentant jusqu’à 100 000 milliards de bactéries.

Le microbiote assure plusieurs fonctions de digestion, du métabolisme de certaines vitamines et des acides gras à chaine courte : le butyrate, de protection de la barrière intestinale, de synthèse du tapis muqueux protecteur de l’intestin. Le mucus a un rôle capital dans l’immunité et permet la prolifération d’un bon microbiote.

Un bon microbiote est assuré par une alimentation riche en fibre et une bonne mastication

Lorsque les bactéries composant notre microbiote intestinal cohabitent avec notre organisme, on parle de symbiose. Un déséquilibre des populations de bactéries dans notre microbiote intestinal engendre des dysfonctionnements qui peuvent être impliqués dans l’apparition de différentes pathologies.

  • 90% de nos aliments sont absorbés dans l’intestin grêle en amont avant d’arriver dans le colon.
  • Au niveau du colon parviennent les restes alimentaires non digérés et les fibres de nos fruits, légumes, céréales complètes et des légumineuses.

Si nous avons trop de résidus alimentaires non digérés dans notre intestin, par manque de mastication, par hypochlorhydrie ou manque d’enzymes digestives, ces résidus vont nourrir nos bactéries de putréfaction qui en raffolent. Il en résulte une dysbiose de putréfaction et une altération de l’immunité.

Le stress est nuisible à notre immunité

Les facteurs tels que le stress chronique ou prolongé subi au niveau professionnel, social et/ou personnel influe directement ou indirectement sur le fonctionnement de notre organisme. Un stress important ou prolongé affaiblit le système immunitaire et nous rend vulnérables aux attaques de micro-organismes pathogènes.

Le stress peut également nous emmener sur un terrain dépressif et alimenter notre anxiété. Or, l'estime de soi et l'activité sociale ont un effet direct sur notre immunité. Ainsi, une personne socialement active et qui a qui a une bonne estime d’elle-même jouit d'un niveau d'immunité plus élevé qu’une personne déprimée.

Des niveaux élevés de stress induisent la libération d'hormones, telles que les catécholamines (adrénaline, noradrénaline) qui ont une influence sur notre fréquence cardiaque, notre pression artérielle, notre respiration et sur le fonctionnement de notre système immunitaire. Les catécholamines induisent une plus grande formation de lymphocytes T immatures, une distribution inadéquate des cellules immunitaires, une diminution de l'activité des cellules immunitaires et affectent également la croissance des cellules immunitaires.

 

Les intestins, lieu de haute vigilance, sont particulièrement impliqués dans le fonctionnement de notre système immunitaire. Il est donc essentiel de s’assurer que notre barrière intestinale est fonctionnelle, que notre microbiote est équilibré, avec des bactéries qui vivent en symbiose. Enfin n’oublions pas que le stress est un facteur délétère pour notre immunité.

Dans un deuxième article, nous verrons comment optimiser notre système immunitaire tant par l’alimentation que par l’apport en micronutriments indispensables.

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